Enfant aux études : payer un loyer ou acheter une copropriété ?

lundi 10 juillet 2017

Enfant aux études : payer un loyer ou acheter une copropriété ?

Le prix des loyers étant élevé, surtout à Québec et à Montréal, de plus en plus de parents achètent une copropriété pour loger leur enfant aux études. Après tout, sa vente pourrait générer des profits. Mais est-ce toujours une bonne affaire ?

Pourquoi acheter plutôt que louer ?

Habiter une résidence étudiante ou partager un appartement avec des inconnus n’est pas toujours de tout repos pour le jeune adulte ou sécurisant pour ses parents. C’est pourquoi certains achètent un logement : ils s’assurent ainsi que leur enfant est bien logé pendant ses études.

D’autres parents souhaitent simplement aider leur enfant quand il en a besoin, au début de l’âge adulte, plutôt que de lui laisser un héritage à leur mort.

Un investissement ?

Pour qu’une propriété devienne rentrable, il faut le conserver au moins 10 à 15 ans. Toutefois, rien ne garantit que les trois enfants étudieront dans la même ville ou que l’aîné ne décrochera pas après sa première année universitaire ou partira étudier à l’étranger.

Une autre façon de rentabiliser l’achat d’un logement consiste à le louer lorsque l’enfant aura terminé ses études.

Un cadeau ?

Ce ne sont pas tous les parents qui font cadeau d’un logement à leur enfant toutes dépenses payées ! Plusieurs veulent aider leur progéniture à acheter une première propriété ou à investir tôt dans l’immobilier. Souvent, ils paient la mise de fonds, mais c’est le jeune qui s’occupe des paiements hypothécaires.

Dans certaines familles, les parents sont propriétaires de la copropriété. Ainsi, leur enfant y loge gratuitement ou verse un faible loyer.

Il existe une troisième possibilité où parent et enfant sont copropriétaires et coemprunteurs.

Combien ça coûte vraiment ?

Même si les mensualités hypothécaires peuvent équivaloir au montant d’un loyer, bien d’autres frais accompagnent l’achat d’une copropriété. Pour prendre une décision éclairée, il faut les prendre en considération.

À L’ACHAT

  • Mise de fonds ;
  • Assurance prêt hypothécaire si la mise de fonds est inférieure à 20 % ;
  • Inspection ;
  • Honoraires du notaire ;
  • Droits de mutation (couramment appelés taxe de bienvenue) ;
  • TPS et TVP, s’il s’agit d’un logement dans un immeuble neuf ;
  • Rénovations, s’il s’agit d’une propriété existante.

PENDANT

  • Taxes municipales et scolaires ;
  • Frais de copropriété ;
  • Entretien ;
  • Assurances ;
  • Intérêt sur l’hypothèque.

À LA REVENTE

  • Commission du courtier immobilier ;
  • Honoraires du notaire ;
  • Impôt sur le gain en capital, si la propriété est au nom du parent.

Enfin, avant de vous lancer dans l’achat d’une deuxième propriété, consultez un spécialiste qui vous informera des lois fiscales entourant cette transaction. De bons conseils vous guideront vers le bon choix à faire, tant pour le bien-être de votre enfant que pour votre santé financière.

Le contenu de la présente publication fait l’objet de droits d’auteur exclusifs en faveur de Planiprêt – Agence hypothécaire, qui s’en réserve tous les droits.